Rénovation d'une ferme pour créer une maison, un gîte et un jardin forêt

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Rénovation de l’ossature bois et isolation du sas d’entrée

Le SAS d’entrée a été pensé comme une zone tampon entre la maison et l’extérieur. Ce sera un lieu de déchaussage et de stockage des affaires. Idéalement c’est l’endroit qui est donc à l’épreuve des salissures.

Ce dernier permet également une entrée importante de lumière par la porte d’entrée. Par-contre, actuellement, cette bâtisse a uniquement été reprise sur le toit. L’isolation de type sarking est le même que le toit principal, à savoir 40 cm de laine de bois en deux couches de 20 cm chacune soit le top dans le domaine (r de 11!). Les murs eux sont bruts, non isolés et pas forcément cloisonnés pour recevoir une isolation que nous ferons en une couche de laine de bois de 20 cm (r de 5.5).

Voici le SAS avec le toit refait. Le toit a été rehaussé pour être sur le même plan que la toiture principale sur la face sud-est afin d’améliorer l’isolation thermique et l’étanchéité. Le reste est d’origine !

Les photos sont issues de la phase ou nous avons coulé la dalle de chaux hydraulique. Vous trouverez l’article par ici !

L’état brut des ossature et du bardage nous ont obligé de reprendre une bonne partie des choses. Et nous avons commencé par la façade nord ouverte aux quatre vents suite à la démolition d’un petit mur en pierres et de la rehausse du toit. A la place du petit muret, nous avons coffré un petit seuil en chaux hydraulique sur lequel nous avons fixé la lisse basse. La lisse basse est une pièce en bois qui est isolé du seuil et sur lequel sera fixé les pièces de bois verticales.

Suppression d’un muret et création d’un seuil à la chaux

On remarque l’ancien mur en pierres à sur la photo de gauche et le mur démoli à droite. Nous avons laissé une grosse pierre qui a été un peu cassée à la hauteur du seuil à créer.

Voici maintenant le seuil à la chaux nhl 3.5/sable à béton ainsi que le bardage supprimé et la lisse basse posée.

Pose de l’ossature bois verticale

S’en suit la pose des solives rabotées de diamètres 45x220mm qui sont recoupées à la hauteur pour venir s’encastrer des les poutres horizontales verticales. Nous avons posé une solive tous les 58 cm environ, soit la largeur de la laine de bois. Il a fallu découper les solives pour qu’elles puissent englober les poutres existantes. Le tout est fixé par des vis et l’ensemble respire la solidité ! Vous remarquerez que les inspecteurs des travaux finis, enfin, les enfants vérifient les niveaux ! 😀

Pose de l’OSB à l’intérieur pour contreventer

L’OSB 18 mm peut alors venir se fixer à l’intérieur pour contreventer l’ossature. Il est posé à l’intérieur ce qui est la norme pour gérer l’évacuation de l’humidité. La découpe le long du mur n’a pas été simple mais nous avons un outil qui permet de reprendre les formes et les reporter sur l’OSB. L’OSB est cloué à la cloueuse électrique Dewalt (toujours un bonheur !). Les morceaux entre les chevrons du toit sont posés et cela change tellement la pièce ! Vivement la suite.

Isolation en laine de bois et pare pluie

Passons au côté extérieur avec la pose de la laine de bois au plus juste et du pare-pluie qui est fixé par des agrafes.Le pare-pluie doit se poser de bas en haut pour la laie suivante recouvre la laie précédente et évacue d’éventuelles goutes de pluie. De la laine de bois est également posée entre le toit et le mur entre les chevrons.

Ensuite des tasseaux seront fixés horizontalement pour une pose du bardage mélèze naturel qui sera sur une pose verticale comme actuellement.

La façade de la porte d’entrée

Pour la façade de la porte d’entrée, nous sommes venu rajouter des demi-chevrons sur la structure d’origine pour servir de point de fixation pour l’OSB. L’isolation est aussi effectué via 200 mm de laine de bois.

Démontage et isolation de la façade principale

La suite du chantier se passe du côté de la façade principale. Il fallait maintenant démonter le bardage actuel pour pouvoir isoler. Mais avant de poser la laine de bois il fallait ajouter comme pour l’intérieur des chevrons entre les poutres principales pour pouvoir, plus tard, pouvoir fixer les liteaux qui serviront à fixer le bardage. Vu que le bardage sera posé à la verticale, ces liteaux devront être fixés à l’horizontale. Les poutres principales ne semblaient pas suffisantes pour assurer un maintien suffisamment rigide. Enfin, l’isolant en laine de bois a trouvé sa place essentiellement à base de chutes et le pare pluie est venu protéger tout cela !

Voici le résultat en photo ci-dessous

Cadre de la fenêtre et fin de l’ossature bois (à venir)

Une fenêtre fixe de 160X120 cm était prévue pour illuminer le sas et donner une vue sur la nature et le soleil levant. C’est une fenêtre fixe assez large donnant une vue panoramique. Dans ce sas d’entrée, une grande armoire sera créée le long du mur et pour que la fenêtre ne soit pas cachée, elle sera donc posée tout à gauche du mur.

Pose du bardage mélèze naturel (à venir)

Un bardage en mélèze vient terminer le mur. Il est posé verticalement pour respecter la pose d’origine. Ce dernier est fixé sur des tasseaux via des clous inox que la cloueuse Dewalt sait poser également. Aucun traitement ne sera fait et au fil du temps il va donc griser, ce qui est une couleur que nous aimons et qui est très visible dans le haut Jura.

Pose de la laine de bois entre solive

Suite à la pose de l’OSB sur les solives, nous sommes passés à l’atelier isolation des planchers. Pour ce faire, nous avons fait l’acquisition de laine de bois d’une épaisseur de 220 mm pour isoler le plancher sous l’étable et 200 mm sur l’ensemble des autres planchers. Pour rappel, le toit a été isolé via un sarking (isolation extérieur de 2 couches croisées de 200 mm de laine de bois soit un R de 11. Ici avec 200 à 220 mm le R est d’environ 5.5. Entre le gîte et l’espace en haut, l’isolation est aussi bien phonique que thermique. Pour les planchers de la maison du haut ce sera surtout une isolation phonique. Au niveau de la marque, nous avons misé essentiellement sur Steico Flex, Isonat et Pavatex. Nous avions plusieurs marques car nous avons acheté des lots de fin de chantier d’occasion pour limiter les coûts car la laine de bois est un isolant assez couteux mais tellement efficace thermiquement aussi bien en hiver qu’en été et phoniquement !

En remplissant ainsi les solives, elles ne seront donc pas visibles mais c’était un choix de notre part.

Un problème de découpage

Découpage de laine de bois avec scie alligator

Pour poser la laine de bois, il est nécessaire de se protéger les yeux et l’appareil respiratoire car la fibre légère s’envole facilement.

L’espace entre les solives posées n’est jamais identique et surtout pas des 55 cm de la laine de bois (plutôt autour de 40 cm), il a été nécessaire de découper les panneaux dans la longueur. Nous avions déjà coupé de la laine de bois de 80 mm pour la cabane avec un couteau spécifique et nous avions déjà souffert. Ici en 200 ou 220 mm il nous fallait un outil efficace. C’est ainsi que nous avons investi dans une scie alligator et je vous assure que c’est miraculeux !

A un découpeur et deux poseurs cela se passe bien. Il faut que le découpage soit précis pour éviter les ponts thermiques/phoniques et que le panneau tienne de lui même entre les solives. Il faut ainsi forcer un peu pour que cela tienne. Entre le gîte et la maison, un pare vapeur sera mis en place car la différence de température pourrait générer des problèmes d’humidité. Ailleurs, une plaque de plâtre viendra directement finir le plafond avec une lame d’air.

Bref, le résultat est satisfaisant, cela avance et autre avantage, nous n’aurons plus à déplacer les panneaux de laine de bois, elles sont enfin posées définitivement ! Merci à mon papa pour son coup de main sur ce poste très poussiéreux .

Bonne continuation à tous et au plaisir à la ferme/gîte de belleydoux -« belle et doux ».

Florence et Loïc.

Construction d’une « cabane » hors réseau à la ferme de belle-et-doux

Lors de notre acquisition, la ferme était inhabitable, dans « son jus », ni wc, ni douche, bref, lorsque nous venions au début c’était en tente et en duvet ! Non pas que cela était déplaisant mais avec deux jeunes enfants, nous avions en tête de quelque chose de plus confortable. C’est ainsi que le projet « cabane » vu le jour. Nous souhaitions avoir un endroit propre, une cabane à côté de la ferme pour pouvoir venir bricoler et dormir au propre, au chaud et au sec !

En quête d’un lieu et d’un plan

L’emplacement a été assez vite trouvé. En contre bas de la maison, sous un noyer majestueux avec une vue sur la forêt fabuleuse. Il n’en fallait pas plus pour jeter notre dévolu sur ce lieu. Sous cet énorme arbre ayant plus de 100 ans, la magie du lieu opérait. Un petit débroussaillage plus tard, voici le terrain

Le choix de l'emplacement de la cabane
Le choix de l’emplacement de la cabane

Pour le plan et n’étant pas architecte, nous avons fait l’acquisition d’un plan proposé par le site Ongle gustave

Photo du plan 3d de la cabanne Cottage (site : https://onclegustave.com/plan-abri-jardin/)
Photo du plan 3d de la cabane Cottage (site : https://onclegustave.com/plan-abri-jardin/)

Pour 27 euros, nous avons eu accès à un plan pdf détaillé des matériaux nécessaires et des étapes à mettre en place pour construire cette cabane habitable. La dimensions totale est la suivante : 8m x 3m = 24m² – Espace habitable 6 x 3m = 18m² – Terrasse 2 x 3m = 6m²

L’emplacement des fenêtres étaient aux choix, la disposition des espaces également. Nous avons opté pour une porte sur le balcon à gauche, donnant sur les wc en entrant à droite. Un coin cuisine/salon au début et le coin nuit au fond. Deux fenêtres côtés ouest, une dans les wc et une côté nord est.

Permis de construire

Pour cette cabane, il vous faudra demander un permis de construire car la surface est supérieure à 20 m2. Entre 5 et 20 m2, une autorisation de travaux suffira. En dessous de 5 m², il n’y a en théorie aucune demande à faire.

Notre secteur étant en zone naturelle, la cabane a pu être autorisée du fait qu’elle a été considérée comme une annexe de la maison. Nous avions le droit à 50 m² d’annexe en tout. En haut du terrain, un garage de 26 m² en ossature bois verra le jour aussi. Le permis de construire pour rénover la ferme a donc pris en compte ces besoins. Nous remercions donc la commune de Belleydoux d’avoir accepté ce projet de cabane.

Le récit de la construction

Pour les matériaux, nous avons commandé le bois et l’OSB auprès de la scierie de La pesse dont nous recommandons les services. De mémoirer, pour le bois et l’osb, nous en avions eu pour un peu plus de 3000 € ttc mais aujourd’hui la douloureuse serait plus proche et des 4500 € certainement. La livraison faite, nous avons tout transféré manuellement dans la ferme en attendant la phase de fabrication. L’accès compliqué à l’époque nécessitait un 4×4 puis pour la dernière partie nos bras et jambes ! La construction s’est déroulée sur plusieurs mois, un gros mois d’août à temps pleins à deux puis des week-ends lorsque nous venions passer sans doute les meilleurs week-ends de nos vies avec nos enfants.

Les fondations

Le terrain étant très pentu, nous avons opté pour des fondations sur pilotis. Ces pilotis, nous les avons construits à partir de tubes pvc remplis de béton et de ferraille mais aussi des mandrins en carton spécialement conçu pour cela. Les plots ne sont pas liés ensemble sauf les plus hauts que nous avons chainés avec de la ferraille et du béton.

Ce fut un travail extrêmement physique car les matériaux ont été descendu à la brouette manuelle et le béton mélangé à la pelle. Les trous ont également été fait à la pioche et à la sueur de notre front. Bref, nous étions jeunes et motivés ! Au niveau du coût, je pense que nous étions pas loin des 1200 € pour les matériaux (béton + tubes + ferrailles).

Début des pilotis
Début des pilotis
Les pilotis terminés
Les pilotis terminés

Le plancher

Après quelques jours de séchage, nous avons alors attaqué le plancher. Il est constitué de chevrons 6*8 cm et le tout venait se reposer sur la structure en pilotis (avec quelques cales plastiques). Sur la face du dessous, un OSB 3 de 18 mm est venu fermer et contreventer la cloison. Un pare pluie a été ajouté pour gérer les éclaboussure potentiels sur l’osb 3.

Le plancher sur les pilotis
Le plancher sur les pilotis
Ajout de l'OSB 3 à l'aide d'une cloueuse sur batterie dewalt
Ajout de l’OSB 3 à l’aide d’une cloueuse sur batterie dewalt

Une laine de bois dense a été ensuite ajouté puis une nouvelle couche d’OSB 3 est venu fermer la cloison du sol.

Laine de bois dense pour isoler le sol
Laine de bois dense pour isoler le sol
L'osb est terminé et sur la partie terrasse, un bois classe iv a été fixé
L’osb est terminé et sur la partie terrasse, un bois classe iv a été fixé

La cabane est composée d’une partie terrasse de 2×3 m, nous y avons fixé des lames de terrasses classe iv en pin. Nous avons au préalable protéger le bois en dessous par du pare pluie. L’ensemble du sol a été fixé à plusieurs endroit dans le béton des pilotis afin d’assurer un bon maintien. Il était temps de monter les murs !

Les murs

Le sol étant terminé, les murs étaient la prochaine étape. Nous avions enfin un sol solide et droit pour travailler, quel bonheur. Le but était donc de construire des pans que nous soulèverions ensuite avant de les fixer au sol et entre eux.

Exemple d'une façade ossature bois avec une fenêtre
Exemple d’une façade ossature bois avec une fenêtre

L’ossature composé de chevrons 6×8 cm ont été visés avec des vis de 120 mm. L’osb 18 mm a été fixé côté extérieur pour assurer le contre-ventement et un pare pluie a été posé pour assurer la protection contre la pluie de la paroi. Lorsque les deux première parois fut construites, nous avons pu les lever à deux pour les régler et les visser. Pour éviter que la cloison ripe et tombe, nous avions visser des tasseaux qui venaient bloquer la paroi avant de la lever.

Les deux premières cloisons levées !
Les deux premières cloisons levées !
Les 4 murs montés !
Les 4 murs montés !
Vue du dessous, le projet de cabane prends forme
Vue du dessous, le projet de cabane prends forme

On voit également que la structure se prolonge vers la terrasse car celle-ci sera couverte par la toiture. Que nous allons donc pouvoir entamer !

Le toit

Pour construire la toiture, nous avons poser une « panne sablière » avant de construire et viser les fermes dessus. Je me souviens que nous avions un peu tâtonner pour bien les découper mais nous y sommes parvenu !

Construction de la toiture de la cabane ossature bois, pose des fermes
Construction de la toiture de la cabane ossature bois, pose des fermes

Une fois la première réussi les autres s’enchaînent et nous venons ci-dessous contreventer les fermes avec de l’osb 3 et poser un pare pluie dessus du bas vers le haut pour évacuer l’eau comme une tuile en cas de fuite. Un échafaudage s’est avérer fort utile dans ces travaux.

Contreventement des fermes et pose du pare pluie
Contreventement des fermes et pose du pare pluie

Le toit est peut être la partie la plus ardue du fait de l’accès et de la hauteur. Petit à petit le toit se referme et la fin nous oblige de monter sur le toit pour clouer l’osb.

Suite à la pose du pare pluie, nous avons posé des tuiles bitumineuse appelées shingle. Ce matériaux nous paraissait être le plus simple à poser pour des débutants. Au final c’est assez simple et efficace mais la colle est plus simple à utiliser en cartouche qu’en pot. On finissait souvent assez encollé le soir !

Au niveau du budget shingle, nous avons dépensé un peu plus de 600 € pour cette couverture.

Pose des shingle sur le toit
Pose des shingle sur le toit

Les gouttières sont prévues et seront posées plus tard.

Les fenêtres et la porte d’entrée

Lors de la construction des murs, nous avons évidemment anticipé la porte et les fenêtres. Pour les fenêtres, il s’agissait de fenêtres d’occasion en pin et pour la porte, d’une porte vitrée neuve en pin également. Nous avons posé un joint compribande avant de poser et fixer les fenêtres à l’aide de vis. Nous avons été obligé de redécouper le cadre car trop large (prévu pour une maison). Les volets ont été posé par la suite. L’achat des fenêtres et de la porte nous ont couté un peu moins de 1000 €.

Pose des fenêtres sur la cabane
Pose des fenêtres sur la cabane
Fenêtre et porte
Fenêtre et porte
Le premier hiver de la cabane
Le premier hiver de la cabane

Les volets d’origines des fenêtres ont été posés depuis, ce qui permet de bien dormir si on souhaite faire la grâce matinée !

Le bardage

La pose du bardage n’a rien de très compliqué. Par dessus le pare pluie, nous posons des tasseaux ou liteaux tous les 50 cm d’entraxe. Par dessus, les lames de bardages viennent se fixer avec des clous inox.

Les clous inox permettent de ne pas rouiller du fait des intempéries et notamment de la pluie. Nous avons la chance d’avoir un cloueur électrique de marque Dewalt, ce qui représente un gain d’efficacité énorme.

La pose des lames s’effectue comme un parquet c’est à dire que la chute qui reste et récupérée pour commencer un nouveau rang. Pour la découpe on peut utiliser une scie sauteuse, une scie circulaire mais une scie à onglet reste le plus efficace si on dispose de la machine.

Pour la pose, il faut s’assurer d’un bon niveau au démarrage puis de temps en temps vérifier si tout est ok. Pour plus d’esthétique il est sympa de clouer sur une ligne bien droite et surtout suivant les tasseaux. On peut donc tracer un traiter bien perpendiculaire ou utiliser un laser.

Pose des tasseaux pour la pose du bardage

On est rapidement satisfait du résultat ! La cabane change d’aspect et s’intègre tellement mieux dans le paysage.

Bardage bois sur cabane en forêt

Le poêle à bois

Le premier hiver approchait et pour pouvoir venir les week-end sans avoir froid, nous avons installer un poêle à bois de petite dimension fabriqué en France et vendu par une chaine de bricolage. Évidemment, lors de la fabrication du toit, nous avons posé le conduit de fumé avec le solin permettant d’assurer l’étanchéité de l’ensemble. La traversée du toit nécessite un conduit double parois isolée afin d’assurer que le toit ne prenne pas feu ! Le sol est protégé par une plaque de poêle à bois et par une barrière pour les enfants. Budget de l’ensemble : 1500 €. Les matériaux coutent cher, encore plus à l’heure ou j’écris cet article.

Le poêle à bois, le coeur de la cabane
Le poêle à bois, le cœur de la cabane

L’isolation

L’isolation des murs et du toit ont été assuré par de la laine de bois. 80 mm permettent d’assurer un confort plus que raisonnable pour une cabane ayant pour objectif de nous accueillir quelques jours.

L’aménagement intérieur

L’aménagement intérieur est évidemment simple mais efficace. Des toilettes sèches à séparation d’urine, un coin cuisine avec une gazinière et un frigo à gaz (comme pour les camping car). Un lit superposé pour les enfants et un clic clac pour les parents. Le côté simple de cet habitat nous permet de nous reconnecter aux choses essentielles, pas de 4g, la nature omniprésente, un petit coin de paradis pour déconnecter !

Aménagement intérieur de la cabane, toilette, sèche, cuisine et frigo au gaz, lits
Aménagement intérieur de la cabane, toilette, sèche, cuisine et frigo au gaz, lits
Toilettes sèches separett week-end
Toilettes sèches separett week-end

Il n’y a par-contre pas d’eau courante, nous avons un filtre berkey pour filtrer l’eau potable qui arrive à la ferme ou nous emportons des bouteilles d’eau. En été, un tour à la rivière la Semine en contre bas peut permettre de se rafraichir.

Un parquet massif en épicéa a été posé depuis et l’espace salon réaménage. Voici à quoi cela ressemble en octobre 2022. Avant la location (cf ci-après), il sera posé un mur en plaque de plâtre et un toit en planche de bois. Enfin, le bardage tout autour sera posé.

Planché épicéa massif et placard côté repas
Planché épicéa massif et placard côté repas

Conclusion et perspectives

Construire cette cabane a été un défi technique et une préparation intense mais quel bonheur de construire sa cabane sous ce noyer majestueux, le tout dans un cadre si préservé. Nous avons passé avec ma femme et nos enfants des moments simples, magiques et nous continuons à en vivre. Assurément un projet que nous ne regrettons pas d’avoir mené tant il nous a apporté et nous apport encore. Au niveau du budget et si on devait tout cumuler (en dehors du temps passé), je pense que le budget avoisinerait autour de 12 000 €. C’est un coût, effectivement mais le dicton nous dit-il pas que l’argent ne fait pas le bonheur alors que cette cabane si, à chaque fois que nous y séjournons !

Il est prévu mais pas encore mis en place d’ajouter des éclairages 12V via des batteries, des panneaux solaires et une petit éolienne que nous possédons. Cette énergie permettra aussi de ventiler les wc. Pour l’instant nous nous éclairons avec le jour et des lampes sur batterie et cella fonctionne parfaitement !

Location

Il est prévu dans un futur proche que la cabane puisse être louée au week-end ou plus pour retrouver le goût des choses simples. Elle pourrait être loué avec le gîte ou indépendamment. Immergé en pleine nature, vous pourrez profiter des étoiles, des animaux et du calme pour vous ressourcer. Vous aurez le terrain pour vous balader ou descendre le chemin vers la magnifique rivière de la Semine et ses gorges fabuleuses (canyoning possible). La pêche est envisageable et parlons pas des randonnées, des cascades, de la neige en hiver…

Vue depuis la terrasse de la cabane après une bonne poudrée !
Vue depuis la terrasse un 1er janvier de la terrasse de la cabane après une bonne poudrée !

Venez vivre des week-end en dehors du temps, du stress quotidien, plus proche des choses simples, authentiques et néanmoins merveilleuses.

Florence et Loïc

Une isolation des murs en chaux chanvre (béton de chanvre)

L’isolation est un point essentiel dans une construction ou une rénovation. A l’heure où l’énergie devient de plus en plus chère et précieuse, il est plus qu’essentiel d’obtenir une bonne isolation d’un bâtiment. L’isolation se réfléchit aussi bien en hiver qu’en été car les canicules deviendront de plus en plus fréquentes. Dans l’idéal, il faut aujourd’hui viser le label maison passive.

Dans notre cas, il sera trop difficile d’obtenir une maison passive en partant d’une ferme et sans isolation extérieure. Pour autant, nous ferons au mieux pour consommer le moins possible de bois de chauffage et d’électricité.

Fibre de la tige de chanvre et la moelle qui deviendra la chènevotte
Fibre de la tige de chanvre et la moelle qui deviendra la chènevotte (source : Wikipédia)

Pour le bois de chauffage, nous serons autonome grâce aux forêts que nous possédons avec la ferme. Pour l’électricité, nous essayerons plus tard de travailler sur cet axe. A minima, nous serons connecté au réseau via une société fournissant de l’énergie verte comme Enercoop. Concernant les matériaux pour l’isolation, nous allons utiliser un maximum de matières bio-sourcées comme la laine de bois (40 cm prévu sur le toit). Nous avons aussi regardé Gramitherm qui utilise les fibres d’herbe ou encore le produit d’Emmaüs qui produit La Métisse à partir des vêtements recyclés.

Les murs en pierre

Dans le bâti ancien, il faut prendre en considération les murs anciens, parfois humides. L’humidité chez nous ne posait pas souci, si ce n’est dans l’ancienne étable et un drainage périphérique a permis de régler le problème. Ce type de bâtiment à besoin de respirer, on parle de perspirance dans le jargon technique.

Respiration du mur

L’idée est que les murs puissent respirer tout en rejetant l’excédant d’humidité vers l’extérieur. C’est ce qu’empêche notamment un enduit ciment qui, en rendant étanche le mur extérieur génère des désordres sur les murs tout en abimant les pierres tendres comme le calcaire. Ainsi, cette technique dite du chaux chanvre ou béton de chanvre est de plus en plus utilisée. Cette dernière consiste à effectuer une correction thermique en appliquant une couche de 5 cm environ ou à isoler avec une couche d’environ 15 cm d’épaisseur.

Mur en pierre calcaire piqueté
Mur en pierre calcaire piqueté

Le chaux chanvre à la rescousse

Deux techniques sont possibles pour isoler un mur avec du chaux chanvre. La première, manuelle, consiste à créer cette surépaisseur via un mécanisme de banche. Une planche est bloquée à la distance voulue et le chaux chanvre, aussi appelé béton de chanvre est disposé sans trop tasser derrière. En effet, l’idée est de stocker dans cet isolant un maximum d’air. L’autre technique consiste à utiliser une machine qui projette le mélange à même le mur.

Résistance thermique

La conductivité thermique de la chènevotte est annoncée à 0.05 W/m.K. Pour calculer le R (la résistance thermique), il faut diviser l’épaisseur par la conductivité. Ex : 0.15/0.05 soit R = 3. Ce R de 3 n’est pas formidable, on aurait tendance à vouloir mettre R = 5 mais les capacités hygrothermique du chaux chanvre permettent de palier cette faiblesse. Après, il faut savoir que la majorité de la chaleur se perd par le toit et cette isolation sera complétée par une isolation en sarking(isolation extérieur) du toit avec 40 cm d’isolant (R = 10) et le plancher aura quand à lui 200 mm d’un isolant biosource (R = 5).

Le magazine Maison écologique est une excellente lecture pour qui s’intéresse à l’éco-construction et à l’éco-rénovation des bâtiments. C’est dans ces lectures que nous avons découverts le chaux-chanvre et dans le cadre de la rénovation, nous étions allé nous former au musée des maisons comtoises à Nancray lors d’une journée dédiée au chaux-chanvre. Nous avions notamment fait du chaux chanvre banché et c’est ce que nous allons faire dans notre ferme sur certains murs.

Cette technique du chaux chanvre consiste donc à mélanger de la chaux hydraulique NHL 3.5 à de la chènevotte de chanvre. La chènevotte est le corps creux de la tige du chanvre. Le chanvre étant la cousine du cannabis récréatif mais sans la molécule psychotrope.

Le choix du couple chaux/chanvre

Le choix de la chaux et de la chènevotte n’est pas à faire n’importe comment. Il est possible de consulter le document pdf( ici )des couples chaux chanvre validés (qui sont compatibles). De notre côté, et après avoir travaillé avec la chaux NHL 3.5 Nathural blanche de Lafarge, nous sommes contents du produit et allons l’utiliser pour notre isolation. En outre, elle propose un tarif intéressant vu son conditionnement de 35 kg (environ 16-17 € chez les revendeurs de bricolage). Avec cette chaux hydraulique (qui sèche grâce à l’eau), nous avons le choix de deux fabricants de chènevotte. Si on se réfère au pdf dans la catégorie « mur », il est possible d’utiliser La Chanvrière , (marque kanabat) ou Biofibat. Notre fourniture proviendra du site Matériaux Naturels et s’orientera vers la marque Biofibat car nous n’avons pas trouvé en local et le gérant a été très compétitif dans sa proposition. La fiche technique de Biofibat est disponible ici

Le dosage et estimer le volume des matériaux

Pour le volume de chanvre à commander, nous nous sommes basés sur le calculateur du site suivant qui nous dit que pour la chènevotte Biofibat, il faut compter 150 litres par m² de mur sur une épaisseur de 15 cm.

Calcul de chènevotte par m2 de mur en fonction de son épaisseur
Calcul de chènevotte par m² de mur en fonction de son épaisseur (source : https://www.materiaux-naturels.fr/produit-calcul/1-chanvre-en-vrac-chenevotte_article_123)

Les sacs de chènevottes se vendent en 200 litres. Les sacs sont compactés. Pour un mètre carré, il faut 150 litres. Ceci nous permet d’obtenir facilement le volume à commander avec un produit en croix. La surface à isoler en chaux chanvre dans notre ferme est estimé par nos architectes à 184m². 64 m² dans le gîte et 120 m² au R+1 et R+2.

Cela nécessite donc un nombre de sacs de chènevotte à commander de 184*150/(200) soit 138 sacs et donc 2.7t de chanvre. Coût du sac : environ 20 € soit environ 2800 € de produit hors livraison. Les sacs sont conditionnés par 40 sur palette. On se retrouverait donc avec presque 4 palettes. Le volume de chaux chanvre est d’environ 30 m3.

Il sera nécessaire de prendre un peu de marge car les murs sont parfois tordus et nécessiteront davantage que 15 cm d’épaisseur pour rendre l’ensemble droit en cohérent.

Biofibat, chènevotte pour le chaux chanvre, idéal pour la chaux Nathural NHL 3.5
Biofibat, chènevotte pour le chaux chanvre, idéal pour la chaux Nathural NHL 3.5

Pour le volume de chaux, Lafarge, propose sur son site un pdf donnant des informations et pour un mur, le dosage est le suivant pour la chaux Nathural 35. 1 sac de 20 kg de chènevotte pour 8 seaux de 10 litres de chaux. Le seau est selon nous un excellent outil pour doser de façon homogène les différentes bétonnières.

Et en chaux, combien de sacs pour quel budget ?

Les sacs de Nathural pèsent 35 kilos, attention au dos ! Un sac de chaux de 35 kg contient environ 30 litres de chaux. Si on regarde les préconisations de Lafarge, il faut donc 2 sacs + 3/4 d’un autre sac. Partons sur 3 sacs de 35 kg pour 20 kg de chènevotte pour être large.

Sac de chaux NHL 3.5 Nathural blanche pour le chaux chanvre
Sac de chaux NHL 3.5 Nathural blanche pour le chaux chanvre. (Source : Lafarge)

Si nous avons besoin de 140 sacs de chènevottes, nous aurons donc besoin de 140*2.75 sacs de chaux de 35 kg soit 385 sacs soit 13.4 tonnes de chaux. Nous retiendrons donc un chiffre d’environ 390 sacs pour laisser un peu de marge.

Avec un sac à environ 15-16 €, le budget chaux hydraulique est d’environ 5850€

Dosage chaux chanvre lafarge Nathural 35 NHL
Dosage chaux chanvre lafarge Nathural 35 NHL

Le matériel

Le matériel est assez simple :

  • Bétonnière (volumineuse de préférence), nous aurons une bétonnière thermique de 350 l, ce qui permet de malaxer un sac de chènevotte complet.
  • Règles télescopiques de plaquiste.
    • Ces règles permettront de bloquer de niveau entre le sol et le plafond les plaques contreplaqué filmé (spécialement fait pour décoffrer).
  • Truelles, taloches pour les finitions
  • Gants, lunettes, très important car la chaux, très basique brûle la peau et les yeux
  • Niveau laser et niveau à bulles pour bien s’aligner
  • Perceuse, vis inox
  • Liteaux

La mise en pratique

Piquetage de l’enduit existant

Au préalable, il est nécessaire de piqueter les enduits existants, surtout si ceux-ci sont faits de ciment. Bon courage dans ce cas là ! Nous l’avons fait au burineur et tout s’est très bien passé car nous n’avions pas ou quasiment pas de ciment ! Dépoussiérer et humidifier avant de mettre le chaux chanvre.

Gobetis

Un gobetis peut être nécessaire pour favoriser l’accroche du chaux chanvre. Il s’agit d’un mélange assez liquide de chaux avec du sable 0/3 que l’on projette à la truelle pour faire une sorte de salissure de 3 à 5 mm. Au niveau du dosage, matériaux naturels conseille de mettre 25 kg de chaux NHL2 pour 70 litres de sable et suffisamment d’eau pour que l’application soit efficace.

Poser une ossature bois pour maintenir le chaux chanvre

Ensuite, il faut fixer des liteaux de 4cm de section. 3 à 4 horizontalement puis tous les 60 cm verticalement avec des vis inox.

Disposer le chaux chanvre dans la banche

A partir de là, il est possible de fixer les règles de plaquistes de niveau, plaquer le contreplaqué filmé et venir répartir le chaux chanvre sans trop tasser par couche successive de 60 cm. Il est possible de monter directement en hauteur en montant la plaque de contreplaqué en laissant 10 cm sur la passe précédente. Tout en haut, il faudra finir à la main et à la taloche.

Penser aux réseaux

Il faudra par contre prévoir les réseaux et notamment l’électricité avant de bancher le chaux chanvre. Pour les prises, il existe des matériels pour le banchages béton qui feront parfaitement l’affaire. Il faudra travailler en amont avec électricité, plombier…pour éviter de casser l’isolation !

Le séchage

Le séchage est long et il faut bien aérer au début, j’ai pu lire qu’il fallait compter une semaine par centimètre donc environ 3 mois pour 15 cm avec une chaux NHL. En cas d’utilisation de chaux aérienne, le séchage sera beaucoup plus long.

Finition

La finition n’est pas obligatoire mais si l’on cherche une finition plus claire ou différente, il est possible de poser un enduit chaux sable ou chaux chanvre.

Réussir son mélange chaux chanvre à la bétonnière

C’est à priori un art que de trouver la bonne recette pour éviter les boulettes de chaux. Lafarge indique la marche à suivre

confection du béton de chanvre à la bétonnière
Confection du béton de chanvre à la bétonnière selon Lafarge

Suppression des planchers et décaissement des sols du futur gîte !

C’est par un week-end enneigé que nous avons commencé ces travaux. Les enfants ont profité des 30 cm de neige fraîche pour faire de la luge et des bonhommes de neige.

sage enneigé à belle-et-doux, les enfants et parents en profite pour faire de la luge
Paysage enneigé à belle-et-doux, les enfants et parents en profitent pour faire de la luge

Au rez-de-chaussé de la ferme de belle-et-doux, là ou le futur gîte sera créé, nous avons lancé le chantier « suppression des planchers et décaissement du sol« . Le but ici est de retirer le plancher d’origine en épicéa puis de décaisser le sol sur environ 30 à 40 cm si possible. L’idée était de savoir quelle hauteur on pouvait récupérer afin de décider de la méthode d’isolation du sol et de créer à nouveau un plancher. Cette profondeur pourra permettre également de cacher des évacuations d’eau grises (douches, robinets). Les WC proposés étant en toilettes sèches, il n’y aura pas lieu de prévoir de tuyau pour ces eaux noirs.

Avant de nous lancer dans les travaux, nous rangeons les cartons et autres outils suite au montage de deux étagères industrielles.

Première étape : suppression des planches et poutres

Pendant ce temps là, les parents usaient du pied de biche et de la massette. Les planches se retiraient plus au moins facilement mais avec un peu d’huile de coude, tout a été retiré dans la pièce qui accueillera le salon et la salle de douche du gîte. Les planches étaient cloués sur des poutres qui étaient posées sur des pierres et cailloux permettant au sol d’être parfaitement drainé.

ppression du plancher au pied de biche, Florence se défoule :)
Suppression du plancher au pied de biche, Florence se défoule 🙂

On remarque qu’en dessous des planches, les anciens avaient utilisés des copeaux de bois et autres restes de fruits à coques pour isoler du froid le plancher. En dessous de ces copeaux, des pierres et des cailloux compactés maintenant le tout en place.

Notre crainte était que la roche mère soit très vite présente ce qui nous aurait obligé d’user du marteau piqueur de longues heures durant…

Décaisser et encore décaisser !

Après avoir retiré les poutres où les planches étaient clouées, nous trouvons des cailloux et pierres. Beaucoup de cailloux que nous dégageons à la pelle et à la brouette. Au final, après plus de 4 heures de pelletage on y voir plus clair et dans cette pièce, il sera sûrement nécessaire de casser un peu la roche sur un côté de la pièce pour isoler au mieux cette pièce (zone définie avec un ovale rouge ci-dessous).

Après décaissement, la zone en rouge sera probablement à casser au marteau piqueur pour pouvoir isoler.
Après décaissement, la zone en rouge sera probablement à casser au marteau piqueur pour pouvoir isoler.

La pièce du fond est traitée le lendemain. A nouveau, les planches et les poutres sont retirées avant de lancer le décaissement. Après une première longueur de décaissée, il semblerait qu’il y aura aussi suffisamment de profondeur mais cela ne sera certains que lorsque que tout sera décaissé. La fatigue de la veille se faisant sentir, nous reviendrons le week-end d’après pour continuer ! Ici aussi nous avons monté une étagère pour ranger du matériel. Elle sera déplacée ensuite pour finir de tout décaisser. Bref, affaire à suivre !

Le décaissement de la seconde pièce est lancée. 30 à 40 cm sont décaissés
Le décaissement de la seconde pièce est lancée. 40 cm sont décaissés

Mise à jour : de retour le week-end d’après pour la suite !

Suite à notre premier week-end de décaissement, nous retournons pour en découdre sur la future chambre du gîte. La neige est toujours présente et nous profitons du voyage pour emmener des agglos qui serviront à la création de l’assainissement Aquatiris.

Pièce qui hébergera la future chambre du gîte décaissée, il restera à piquer la roche dans le rectangle rouge de la photo
Pièce qui hébergera la future chambre du gîte décaissée, il restera à piquer la roche dans le rectangle rouge de la photo

La pièce est grande 20 m² et nous arrivons à décaisser entre 40 et 50 cm sur les 3/4 de la pièce. Le nombre de brouette de cailloux et roches plus ou moins grosse est importante. Les muscles retrouvent le goût de l’effort.

Ici, aussi prêt de la cave, il faudra faire parler la marteau piqueur pour descendre à environ 40 cm. Nous profitons de la zone pour stocker nos matériaux et outils.

Un trou imposant : une fosse à froid ?

La dernière pièce, qui fera office de cuisine/salle à manger et qui accueillera le poêle se retrouve séparé de son ancien parquet en épicéa massif. Nous pressentions que sous le plancher se cachait un vide et notre étonnamment fut tout de même important lorsque sous le plancher un trou de plus d’1 m par deux de large était découvert.

Un trou impressionnant creusé dans la roche mère par les bâtisseurs : une fosse à froid ?
Un trou impressionnant creusé dans la roche mère par les bâtisseurs : une fosse à froid ?

Nous émettons l’hypothèse que ce trou creuser par les bâtisseurs était une fosse à froid. Comme pour les igloos, cette fosse à froid permet de faire descendre le froid intense dans le trou afin de conserver une air plus chaude dans la pièce à vivre.

Ce trou nous sera en partie utile pour passer l’évacuation des eaux grises vers l’assainissement planté. Ici aussi nous allons devoir décaisser et piquer des roches pour descendre à 40 cm afin de pouvoir isoler. L’isolation devrait à priori se faire à partir d’un matériau recyclant le verre. Il s’agit du Misapor. Environ 30 cm devrait être déposé avant de poser un plancher sur lambourde. Ce travail devrait être effectué par nos soins et nous vous tiendrons bien sûr informé lorsque ce chantier sera ouvert !

Les planches et poutres récupérées seront triées  et stockées à l'abri pour une réutilisation ultérieure dans le jardin ou sur d'autres projets
Les planches et poutres récupérées seront triées et stockées à l’abri pour une réutilisation ultérieure dans le jardin, sur d’autres projets ou comme allume feu

La suite logique : le marteau piqueur Titan

Le marteau piqueur est une merveilleuse invention mais cela reste un outil fatiguant à utiliser. Heureusement qu’il ne faut pas casser la roche sur les plus de 60 m² du futur gîte.

Avant de passer aux choses sérieuses, une petite dalle en béton non armée a été cassée au marteau piqueur. Puis, le décaissement des pierres, cailloux, ciseaux, terre a pu se lancer à la pelle et à la brouette !

Une dalle béton cassée par le marteau piqueur électrique Titan
Une dalle béton légère restait à casser et les cailloux et terre à évacuer sur le fond de cette pièce, merci au marteau piqueur

Souvent, la roche se brise « facilement » mais parfois, certaines roches sont extrêmement dures et le marteau piqueur rebondit dessus. Il faut évidemment penser à se protéger les yeux et les oreilles ! Plus tard, j’ai également mis un masque à cartouche dans des zones ou la poussière se manifestait.

La roche mère du sous sol de la ferme est fracturée par un marteau-piqueur
La roche est récalcitrante par moment mais d’une manière générale, le marteau piqueur fait son œuvre !

Vidéo de l’utilisation du marteau piqueur Titan sur la roche mère du rez-de-chaussée de la ferme et du futur gîte !

La roche n’est pas toujours simple à casser !

Voici ci-dessous une photo de la pièce terminée qui accueillera le salon et la salle de bain et son wc en toilette sèches ventilées. La nuit, je vous assure que vous dormez bien et que les muscles sont heureux de se reposer !

a pièce qui accueillera le salon et la salle de bain est terminée suite au piquetage d'une après-midi
La pièce qui accueillera le salon et la salle de bain est terminée suite au piquetage d’une après-midi

Dans les déblais, nous trouvons beaucoup de cailloux, de terre mais aussi de gros cailloux voir des petits rochers difficilement déplaçables ! Ci-dessous, le volume des cailloux et une partie des déblais. Cela représente sans aucun doute plusieurs tonnes de matériaux. Les pierres seront réutilisées pour créer des murs extérieurs.

déblais de cailloux et de terre lors du décaissement des sols de la ferme
Les quelques rochers récupérés lors du décaissement du sol du rez de chaussée !

La suite et fin du marteau piqueur et du décaissement

Il nous aura fallu encore deux ou trois sessions de marteau piqueur et de décaissement pour venir à bout des roches, cailloux, poussière… Le marteau Titan fait bien le travail mais une pièce tenant le burin s’est cassé et la pièce uniquement trouvable en chine mettant un mois à arriver, nous avons fait l’acquisition d’un matériel similaire de la marque Mac Allister. Avec une puissance de 50 joules et 1600 coups par minutes, il a permis de terminer le travail. Quant au Titan, la pièce commandée, nous pourrons le réparer pour le donner ou le vendre.

La roche est venue à bout d'une pièce du marteau piqueur Titan
La roche est venue à bout d’une pièce du marteau piqueur Titan

En tout nous avons donc évacuer environ 20 mètres cubes de cailloux, roches, terre… !

La reconstruction et l’isolation du sol

Lorsque tout sera à environ – 40 cm, il sera ajouté de 5 à 10 cm de cailloux concassé que nous compacterons avec une plaque vibrante. Si jamais il y a de l’humidité, il faudra prévoir de drainer ou de partir sur une autres solution.

L’isolation du sol par le produit Misapor

Nous ajouterons environ 30 cm de Misapor. C’est un produit issu du recyclage du verre. Cela ressemble à un cailloux poreux. Très drainant et léger, il est tout à fait recommander dans le cas de rénovation comme la notre. Nous sommes en effet sur la roche/terre et nous souhaitons éviter la mise en place d’une dalle. Pour 30 cm d’épaisseur finale, il faut compter 39 cm de vrac. Le produit se tasse donc à la plaque vibrante de 80 kg par couche successive de 30 cm maximum. Le gros avantage du produit est qu’il est très drainant et possède un bilan carbone excellent.

Misapor
Misapor : source : misapor.ch

La conductivité thermique du Misapor est annoncé à 0.093 W/m.K. Pour calculer le R (la résistance thermique), il faut diviser l’épaisseur par la conductivité. Ex : 0.30/0.093 = R = 3.23.

Au niveau du volume,nous avons environ 50 m² à isoler dans le gîte soit pour une épaisseur de 39 cm brute et finale de 30 cm. Le calcul est donc de 0.39*50 soit 19.5 mètres cubes. Le MISAPOR est vendu par 2 ou 3 m3 soit 10 bigs bags à commander et à livrer !

9,75

épaisseur de MISAPOR brute et tassée
Épaisseur de MISAPOR brute et tassée. Source : pdf MISAPOR

Une fois le Misapor en place, bien tassé et de niveaux, nous poserons un fermasol sur lequel nous ajouterons une isolation phonique et un parquet flottant. Dans la salle de bain, il faudra trouver un parquet flottant fait pour les lieux humides ou un carrelage sympathique.

Nous ferons évidemment un article sur cette partie !

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