Rénovation d'une ferme pour créer une maison, un gîte et un jardin forêt

Mois : février 2024

Pose de piquets de clôtures pour le palissage des kiwis, des vignes et plantations 2024

Nous essayons depuis quelques temps de planter des kiwis et même si la pluviométrie est souvent généreuse > 1000 mm/an, les étés apportent de plus en plus de canicules. Le kiwi est une plante sensible au dessèchement dans sa jeunesse et nous avons eu plusieurs déboires. Il faut également faire attention aux gels tardifs sur des plantations qui apporteraient des plants en début de montée de sève (déjà eu le cas aussi…). Pour pallier le problème d’eau, nous allons en 2024 prévoir la pose d’un goutte à goutte alimenté par la pompe programmable pompant de l’eau dans la cuve d’eau de pluie. Cela devrait régler le problème.

parcelle de petits fruits, vignes, groseilliers, cassis, baie de mai...

Un autre problème est la grandeur et le point des récoltes probables du kiwi Hayward. Les fruits peuvent peser jusqu’à 90 g et les plants peuvent porter plusieurs kilos et mesurer 3 mètres de haut. Il faut donc envisager un palissage suffisamment solide pour porter tout cela.

Nous avons réfléchis et pour solidifier au maximum, nous avons opté pour la pose de piquets de clôture de 2.5 m en 35 mm de section avec des jambes de forces de 2m. Les piquets seront bétonnés à tous les 3 mètres et des jambes de forces viendront solidifier l’ensemble sur les extrémités. Au besoin, il est possible d’ajouter des jambes de forces au milieu de la ligne mais il faudra mettre deux piquets dos à dos. Ensuite, nous poserons 3 câbles avec des tendeurs de câble de grillage à 80,130 et 180 cm.

Pour les vignes, nous avons utilisés des piquets de clotures de 2 m et de section 25 mm, le poids est moins important pour les raisin. Nous ajouterons tout de même deux jambes de forces en bout de ligne pour maintenir solidement tout cela. Les câbles et tendeurs seront quant à eux posés à 60, 90 et 120 cm pour le palissage.

Place à l’action : palissage des vignes, kiwis et kiwaï

La parcelle de kiwis et kiwaï (petits kiwi qui peuvent se manger avec la peau) et hybride se trouve sur le haut du terrain, là ou la terre a été enrichie d’année de jardins d’anciens habitants. La terre est riche mais légère et ne retiens pas trop l’eau d’où notre irrigation au goutte à goutte de prévu ! Il faut savoir que l’enracinement du kiwi est superficiel, il ne va donc pas chercher l’eau en profondeur.

L’avantage c’est que les trous pour sceller les poteaux s’effectuent sans trop de difficultés. La bétonnière de 350 litres mélange le ciment/sable pour un dosage d’un seau de ciment pour 3 de mélange béton facilement et nous montons les seaux de mélanges dans la brouette à moteur ou à la brouette à main selon la motivation. Cet engin à chenille permet de monter et descendre des charges lourdes bien plus facilement qu’une brouette même si ce n’est pas toujours la meilleure solution…par exemple pour récupérer le béton, elle est trop haute. Obligé donc de remplir des seaux pour les poser dedans à la main.

Nous avons deux lignes de kiwis/kiwai d’environ 30 et 20 mètres. La seconde ligne sera complétée par de la vigne. L’idée serait de créer une « tonnelle » de kiwi entre ces deux lignes.

ferme du haut jura en rénovation avec verger en premier plan

Commandes auprès de pépinières et plantations début 2024

Nous avons l’habitude de planter en automne qu’en fin d’hiver et cela fonctionne bien pour nous. Mais cette année, nous avons passé une commande tardive auprès de la pépinière du fruitier pour 2 Noyers Fernor, 3 cerisiers à fruits blanc et quelques kiwi et kiwai (encore oui je sais mais nous y croyons !). Nous avons donc fait la plantation des racines nues en mars (cerisiers et noyers) et planterons le les kiwi en conteneurs après les derniers potentiels gels de mai.

Nous avons également effectué une dernière commande auprès de la pépinière Quissac qui a l’avantage de proposer des conteneurs. Ceci permet des plantations plus tardives mais qu’il faudra davantage surveiller sur l’arrosage en cas de sécheresse sur les deux premières années au moins. Nous avons commandé une dizaine de vignes résistantes ainsi que des framboisiers, des noisetiers et même un prunier japonais greffé sur mirobolant. Nous aimons cette pépinière qui offre des variétés intéressantes et des hybrides qui sortent de l’ordinaire. Nous recommandons donc aussi cette pépinière qui propose des plants de bonne vigueur a d’excellents tarifs. Seul la livraison est un peu onéreuse du fait du poids des conteneurs. Le tarif reste pour autant d’un excellent rapport qualité/prix.

De la patience pour éviter le gel

Pour les kiwis et les vignes nous avons préféré attendre la fin des gelés car nous avons déjà eu des ennuis sur du gel tardif qui avait tué les plants. Nous attendrons donc plutôt mai (l’idéal étant après les saintes glaces vers mi mai) pour les planter. Et cela tombe bien, cet année, les jours fériés vont offrir un pont mi mai. Nous y serons donc pour planter et bricoler ! Concernant l’arrosage des kiwi cela ne sera pas un problème car à la plantation nous installerons le goutte à goutte avec une pompe automatique.

Gestion d’humidité côté intérieur d’un mur en pierre

La salle de bain du gîte sera construite dans une ancienne cave plutôt enterrée sur sa façade nord. Un drain routier (avec cunette fond plat) a été posé à l’extérieur le long du mur mais il y a parfois quelques traces d’humidité sur le mur. Cela va bien mieux depuis que les chéneaux récupèrent l’eau de pluie et que le drain a été posé. Les fuites des chéneaux représente une source d’humidité majeure à traiter au dès que possible sur les anciennes maisons. Heureusement la ferme est posée sur la roche mère et elle n’a donc pas bougée d’un iota malgré des siècles d’existence !

Après discussions avec notre architecte, nous avons validé une solution qui consiste à poser un second drain routier côté intérieur. En plus de cela, nous allons monter un mur en Siporex sur une cinquantaine de centimètres. Ce mur viendra circonscrire l’humidité et ce dernier sera posé sur un seuil chaux sable. L’isolation au sol de cette salle de bain sera faite en chaux/granules de lièges recyclés.

Le drain devrait permettre l’évacuation des quelques gouttes résiduelles et ventilera cet endroit. Il viendra ventiler aussi le long du mur de la future chambre et sera recouvert de Misapor. Le Misapor est un isolant à base de verre cellulaire. C’est aussi un drainant exceptionnel qui empêche également les remontées capillaires.

Le Siporex, est un produit à base de chaux, il viendra ici créer un caisson assurant une ventilation de la zone humide et permettra de créer par la même occasion un banc dans la sale de bain.

Pose du seuil chaux sable béton

Le seuil a simplement été coulé dans un coffrage d’osb avec un dosage chaux/sable de 1 pour 3. Un seau de chaux nhl 3.5 pour 3 de sable à béton. Le tout n’est pas ferraillé car la chaux ne le permet pas mais la charge ne nécessite pas de ferrailler.

Pose du drain routier

Le long du mur, nous avons posé un drain routier qui est percé et possède un fond plat pour évacuer l’eau dehors vers un puits perdu. Il traverse donc deux murs, un mur de refend et un mur extérieur. Merci à notre maçon de les avoir percés. Pour le recouvrir, drainer et isolé, nous allons le recouvrir de Misapor. C’est un matériau issu du verre, il est extrêmement drainant n’a pas de remonté capillaire et est léger à manipuler.

Pose des blocs siporex

J’ai suivi les conseils de la société produisant les blocs Siporex et je suis partis sur des blocs de 10 cm de large et pris la colle adapté au produit. Le Siporex est très léger mais un peu fragile, cela se coupe bien avec une scie à grosses dents. C’est un produit pratique pour monter rapidement des cloisons. Ici, nous avons posés deux rangées puis fait un retour vers le mur et collé le tout avec la colle spécifique pour le béton cellulaire.

Montage de siporex avec drain

Pour la couche de Siporex du dessus, nous avons tassé le Misapor et mis un gros paquet de colle dessous et le long du mur. Cela ne semble pas bouger d’un iota.

Mur de siporex

Le résultat est satisfaisant, cela réduit un peu la surface utile mais permettra de créer un banc le long de la salle de bain et sur la droite certainement un petit placard.

Reprise de la charpente en sous œuvre

Après le gros travail de charpente initié l’année dernière, càd, le sarking (isolation extérieur de 40 cm en laine de bois), le remplacement de la panne faitière…, nous avons eu quelques doutes sur la solidité de certaines pièces de bois.

A l’origine, la charpente était liée par des arbalétriers qui était des sorte de grosses planches clouées. Plutôt inesthétiques et insuffisants selon notre architecte lors des premières visites de la maison avec lui. Après la reprise de la charpente, nous avions constaté que rien n’avait été fait de ce côté là d’où notre mécontentement.

Nous trouvons très dommageable que cela n’ait pas été prévu par la mission d’origine et le manque de communication… Nous ferons un point via un article sur le blog concernant la gestion du projet par notre architecte lorsque les travaux seront terminés.

Après discussions avec notre architecte août dernier, un devis a été émis pour la reprise des deux fermes. Un budget non prévu de 5000 € mais qui nous semblait essentiel afin d’avoir quelque chose de joli et solide dans le temps. Nous avons aussi laissé le soin aux charpentiers de créer le cadre de la dernière fenêtre dans le sas (voir article par ici).

Quoi qu’il en soit, voici quelques photos des derniers travaux de la partie charpente.

Ici, sur la plus grosse poutre de la maison, des contrefiches sont apparues de nouveau (elle existaient et avaient été supprimées lors du changement de la panne faitière). Ici, les charpentiers ont coupé la partie haute de la poutre et l’on remplacée par une nouvelle pièce. Le résultat est visuellement satisfaisant, la précision est impressionnante mais je ne saurai dire si cela quelque chose qui se fait souvent dans la restauration de charpente ! En tout cas bravo à eux.

Voici ci-dessous comment cela était avant cette intervention, on voit au fond les contrefiches d’origines coupées et les arbalétriers présents qui gênaient le passage pour accéder à la chambre située sur la mezzanine.

Pour l’autre arbalétrier, c’est tout le poteau qui soutien la panne faitière qui a été changé. Il faut dire qu’il n’était pas en bon état et c’était d’ailleurs un des points de frictions avec notre architecte. Le résultat est magnifique :

Voici ci-dessous une vue avant travaux et de l’arbalétrier qui gênait la circulation sur la mezzanine de la chambre. En premier plan le poteau en mauvais état qui reprenait la panne faitière…L’ancienne poutre finira à la cheminée !

Vue du dessous, on voit bien la nouvelle poutre est ses contrefiches. Nous apprécions le fait que l’arbre n’ait pas été recoupé en section carré pour respecter la cohérence de l’ensemble.

Avant travaux : Vue du dessous, on voit au fond l’ancienne poutre et l’arbalétrier qui gênait le futur escalier pour monter sur la mezzanine.

Le fait d’avoir supprimé les arbalétriers permet un gain visuel indéniable et aussi un passage facilité pour le futur escalier qui permettra de monter la mezzanine principale et pour la circulation de celle de la chambre.

Les nouveaux chevrons ont été recoupés pour égaliser visuellement le rendu. Tout cela, c’est ce que nous aurions aimé avoir dès le début, sans avoir a repasser par la case financement. Au final, le mélange ancien/nouveau est convenable même si cela l’aurait été davantage si tous les chevrons avaient été changés (point de friction et de vue). Rien n’est parfait mais ce qui est certain c’est que nous avons sauvé cette maison en rénovant intégralement cette charpente. La maison est repartie pour 100 ans !

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