Rénovation d'une ferme pour créer une maison, un gîte et un jardin forêt

Auteur/autrice : Admin_belleydoux (Page 6 of 7)

Équipements thermiques pour s’occuper du jardin et faciliter les travaux à belle-et-doux !

Une fraise à neige

En montagne, la neige est un bonheur pour les petits et les grands. Par-contre, pour pouvoir se déplacer en voiture et à pieds, il est nécessaire de déneiger rapidement et efficacement. Les surfaces à déneiger étant importantes (chemin de 30 m et la zone de retournement et de parking d’environ 150 m², nous avons fait le choix d’acquérir une fraise à neige reconnue pour sa marque. Je vous invite à aller lire l’article sur la création du chemin d’accès et du parking et de son retournement par ici : Un chemin d’accès pour venir au gîte de belle-et-doux !

essai de la fraise à neige Honda hss 970
Florence et notre fille font un essai de la fraise à neige Honda hss 970

C’est une machine d’occasion sur chenilles. Il s’agit du modèle Honda HSS 970. Nous avons cherché une occasion sur Leboncoin un bon moment avant de jeter notre dévolu sur ce modèle qui à des chenilles et propose un démarrage électrique tout comme le pivotement de la goulotte d’évacuation. Une vraie chance car son ancien propriétaire est passé au déneigement via une lame et un quad. L’appareil est capable d’évacuer plusieurs dizaines de tonnes de neige par heure et offre une argeur de travail de 70 cm et une hauteur d’au moins 60 cm ! Ici à Belleydoux, à 750 mètres d’altitude, nous avons vu les dernières années jusqu’à 60 à 70 cm de neige cumulés !

Nous aurons ainsi de quoi déneiger le chemin d’accès à la ferme. Le chemin communal étant lui déneiger par l’employé communal et un tracteur. Nous remercions au passage la commune de Belleydoux et son employé d’avoir acceptés de déneiger le chemin communal (environ 60 m) !

Petite vidéo d’un essai avec notre fils

Une tondeuse débroussailleuse Kiva Apollo 8.2

Pour tondre et débroussailler l’hectare de verger et prairie, nous avons investi dans une machine de marque Française (Kiva). C’est une machine permettant de couper les herbes et les broussailles jusqu’à 4 cm de diamètres. A notre arrivée, les pairies avaient tendances à se refermer et nous avons donc débroussailler les ronces et aubépines pour planter notre jardin forêt et le verger.

Florence test la tondeuse débroussailleuse Kiva Apollo 8.2

Voir nos deux articles :

Une brouette à chenille pour transporter les matériaux

Pour Transporter les pierres, le sable, la chaux etc, nous avons une brouette manuelle mais vu les volumes de matériaux à transporter et vu les pentes omniprésentes sur le terrain, nous avons fait le choix d’acquérir une brouette à chenilles thermique. On appelle également cet engin un dumper ou mini dumper.

Utilisation de la brouette à chenille dans la neige pour descendre des parpaings qui seront utilisés pour créer l'assainissement Aquatiris
Utilisation de la brouette à chenille dans la neige pour descendre des parpaings qui seront utilisés pour créer l’assainissement Aquatiris

Cet outil est devenu rapidement un outil indispensable dans bien des travaux que nous n’hésiterons pas à vous partager. La brouette est capable de porter jusqu’à 400 kilos et est capable de travailler en pente. Nous l’avons même essayé sur la neige et cela fonctionne très bien ! La caisse permet charger des objets d’un mètre de long sur environ 60 cm de large. Les ridelles peuvent s’ouvrir et proposer un espace plus important mais il faudra alors s’assurer de bien arrimer le matériel transporté. Avec 3 vitesses en avant et en arrière, il est assez simple de diriger l’engin à l’aide des manettes disponibles permettant entre autre de bloquer la chenille droite ou gauche.

Une bétonnière Altrad 350

Pour le chaux chanvre et pour les dalles chaux ou ciment, nous avons investi dans une très bonne bétonnière. Avec son volume de 350 litres et 280 litres de malaxage, il est possible de passer 2 sacs de ciment de 35 kg. Nous l’utiliserons principalement pour le chaux chanvre (béton de chanvre) pour isoler certains murs. Vous trouverez un article sur ce sujet sur cet article. Pour que le mélange soit bon et homogène, il est préconisé d’avoir une grosse cuve ou un malaxeur à axe vertical. Nous espérons que la machine permettra un travail rapide, facilité et efficace !

Bétonnière Altrad 350, moteur Honda
Bétonnière Altrad 350, moteur Honda

La bétonnière étant lourde (305 kg), elle dispose d’un timon de tractage et avec une pièce achetée en option (80 €), il est possible de l’atteler sur une boule classique. Ce sera pratique pour la rapprocher du chantier et la ranger voire la prêter ou la louer. La création d’un réseau fait aussi partie de notre démarche car la solidarité reste une arme indispensable pour tendre vers l’autonomie.

Un 4X4 et une remorque

Je sais que là on touche un peu au sensible car un 4×4, c’est souvent mal vu. Pourtant, dans le cas d’une rénovation comme la notre c’est un équipement bien important. Entre les matériaux à évacuer ou à emmener, je vous assure qu’un véhicule de ce type est vite indispensable. En outre, les 3 premières années ou nous étions propriétaires, la maison n’était pas desservie par un chemin. Un 4×4 était donc indispensable pour y accéder. C’est d’ailleurs ce qui avait déclenché cet achat en remplacement de notre ancien véhicule. C’est un véhicule 7 places, ce qui permet parfois d’éviter de prendre 2 voitures. Pour le modèle, il s’agit un Mitsubishi Pajero IV de 2011.

Pour lire l’article sur la création du chemin d’accès, c’est par ici : Un chemin d’accès pas si simple

Mitsubishi Pajero iv avec sa remorque et une balle de paille pour le paillage du jardin forêt
Mitsubishi Pajero iv avec sa remorque et une balle de paille de lin de 500 kg pour le paillage du jardin forêt

Associé à cela, une remorque 750 kg (avec une charge utile de 500 kg) a été achetée pour tracter du volume et du pois à l’arrière du 4×4. Nous avons aussi comme projet de passer un permis B afin d’acheter une remorque permettant de porter beaucoup plus de poids car 500 kilos de charge utile reste très limité lorsque l’on souhaite transporter des matériaux lourds comme du sable. Nous ferons à terme l’acquisition d’une remorque permettant de porter au moins 1.5 t afin de pouvoir tracter un big bag de sable par exemple.

Suppression des planchers et décaissement des sols du futur gîte !

C’est par un week-end enneigé que nous avons commencé ces travaux. Les enfants ont profité des 30 cm de neige fraîche pour faire de la luge et des bonhommes de neige.

sage enneigé à belle-et-doux, les enfants et parents en profite pour faire de la luge
Paysage enneigé à belle-et-doux, les enfants et parents en profitent pour faire de la luge

Au rez-de-chaussé de la ferme de belle-et-doux, là ou le futur gîte sera créé, nous avons lancé le chantier « suppression des planchers et décaissement du sol« . Le but ici est de retirer le plancher d’origine en épicéa puis de décaisser le sol sur environ 30 à 40 cm si possible. L’idée était de savoir quelle hauteur on pouvait récupérer afin de décider de la méthode d’isolation du sol et de créer à nouveau un plancher. Cette profondeur pourra permettre également de cacher des évacuations d’eau grises (douches, robinets). Les WC proposés étant en toilettes sèches, il n’y aura pas lieu de prévoir de tuyau pour ces eaux noirs.

Avant de nous lancer dans les travaux, nous rangeons les cartons et autres outils suite au montage de deux étagères industrielles.

Première étape : suppression des planches et poutres

Pendant ce temps là, les parents usaient du pied de biche et de la massette. Les planches se retiraient plus au moins facilement mais avec un peu d’huile de coude, tout a été retiré dans la pièce qui accueillera le salon et la salle de douche du gîte. Les planches étaient cloués sur des poutres qui étaient posées sur des pierres et cailloux permettant au sol d’être parfaitement drainé.

ppression du plancher au pied de biche, Florence se défoule :)
Suppression du plancher au pied de biche, Florence se défoule 🙂

On remarque qu’en dessous des planches, les anciens avaient utilisés des copeaux de bois et autres restes de fruits à coques pour isoler du froid le plancher. En dessous de ces copeaux, des pierres et des cailloux compactés maintenant le tout en place.

Notre crainte était que la roche mère soit très vite présente ce qui nous aurait obligé d’user du marteau piqueur de longues heures durant…

Décaisser et encore décaisser !

Après avoir retiré les poutres où les planches étaient clouées, nous trouvons des cailloux et pierres. Beaucoup de cailloux que nous dégageons à la pelle et à la brouette. Au final, après plus de 4 heures de pelletage on y voir plus clair et dans cette pièce, il sera sûrement nécessaire de casser un peu la roche sur un côté de la pièce pour isoler au mieux cette pièce (zone définie avec un ovale rouge ci-dessous).

Après décaissement, la zone en rouge sera probablement à casser au marteau piqueur pour pouvoir isoler.
Après décaissement, la zone en rouge sera probablement à casser au marteau piqueur pour pouvoir isoler.

La pièce du fond est traitée le lendemain. A nouveau, les planches et les poutres sont retirées avant de lancer le décaissement. Après une première longueur de décaissée, il semblerait qu’il y aura aussi suffisamment de profondeur mais cela ne sera certains que lorsque que tout sera décaissé. La fatigue de la veille se faisant sentir, nous reviendrons le week-end d’après pour continuer ! Ici aussi nous avons monté une étagère pour ranger du matériel. Elle sera déplacée ensuite pour finir de tout décaisser. Bref, affaire à suivre !

Le décaissement de la seconde pièce est lancée. 30 à 40 cm sont décaissés
Le décaissement de la seconde pièce est lancée. 40 cm sont décaissés

Mise à jour : de retour le week-end d’après pour la suite !

Suite à notre premier week-end de décaissement, nous retournons pour en découdre sur la future chambre du gîte. La neige est toujours présente et nous profitons du voyage pour emmener des agglos qui serviront à la création de l’assainissement Aquatiris.

Pièce qui hébergera la future chambre du gîte décaissée, il restera à piquer la roche dans le rectangle rouge de la photo
Pièce qui hébergera la future chambre du gîte décaissée, il restera à piquer la roche dans le rectangle rouge de la photo

La pièce est grande 20 m² et nous arrivons à décaisser entre 40 et 50 cm sur les 3/4 de la pièce. Le nombre de brouette de cailloux et roches plus ou moins grosse est importante. Les muscles retrouvent le goût de l’effort.

Ici, aussi prêt de la cave, il faudra faire parler la marteau piqueur pour descendre à environ 40 cm. Nous profitons de la zone pour stocker nos matériaux et outils.

Un trou imposant : une fosse à froid ?

La dernière pièce, qui fera office de cuisine/salle à manger et qui accueillera le poêle se retrouve séparé de son ancien parquet en épicéa massif. Nous pressentions que sous le plancher se cachait un vide et notre étonnamment fut tout de même important lorsque sous le plancher un trou de plus d’1 m par deux de large était découvert.

Un trou impressionnant creusé dans la roche mère par les bâtisseurs : une fosse à froid ?
Un trou impressionnant creusé dans la roche mère par les bâtisseurs : une fosse à froid ?

Nous émettons l’hypothèse que ce trou creuser par les bâtisseurs était une fosse à froid. Comme pour les igloos, cette fosse à froid permet de faire descendre le froid intense dans le trou afin de conserver une air plus chaude dans la pièce à vivre.

Ce trou nous sera en partie utile pour passer l’évacuation des eaux grises vers l’assainissement planté. Ici aussi nous allons devoir décaisser et piquer des roches pour descendre à 40 cm afin de pouvoir isoler. L’isolation devrait à priori se faire à partir d’un matériau recyclant le verre. Il s’agit du Misapor. Environ 30 cm devrait être déposé avant de poser un plancher sur lambourde. Ce travail devrait être effectué par nos soins et nous vous tiendrons bien sûr informé lorsque ce chantier sera ouvert !

Les planches et poutres récupérées seront triées  et stockées à l'abri pour une réutilisation ultérieure dans le jardin ou sur d'autres projets
Les planches et poutres récupérées seront triées et stockées à l’abri pour une réutilisation ultérieure dans le jardin, sur d’autres projets ou comme allume feu

La suite logique : le marteau piqueur Titan

Le marteau piqueur est une merveilleuse invention mais cela reste un outil fatiguant à utiliser. Heureusement qu’il ne faut pas casser la roche sur les plus de 60 m² du futur gîte.

Avant de passer aux choses sérieuses, une petite dalle en béton non armée a été cassée au marteau piqueur. Puis, le décaissement des pierres, cailloux, ciseaux, terre a pu se lancer à la pelle et à la brouette !

Une dalle béton cassée par le marteau piqueur électrique Titan
Une dalle béton légère restait à casser et les cailloux et terre à évacuer sur le fond de cette pièce, merci au marteau piqueur

Souvent, la roche se brise « facilement » mais parfois, certaines roches sont extrêmement dures et le marteau piqueur rebondit dessus. Il faut évidemment penser à se protéger les yeux et les oreilles ! Plus tard, j’ai également mis un masque à cartouche dans des zones ou la poussière se manifestait.

La roche mère du sous sol de la ferme est fracturée par un marteau-piqueur
La roche est récalcitrante par moment mais d’une manière générale, le marteau piqueur fait son œuvre !

Vidéo de l’utilisation du marteau piqueur Titan sur la roche mère du rez-de-chaussée de la ferme et du futur gîte !

La roche n’est pas toujours simple à casser !

Voici ci-dessous une photo de la pièce terminée qui accueillera le salon et les ballons d’eau chaude. La nuit, je vous assure que vous dormez bien et que les muscles sont heureux de se reposer !

a pièce qui accueillera le salon et la salle de bain est terminée suite au piquetage d'une après-midi
La pièce qui accueillera le salon et la salle de bain est terminée suite au piquetage d’une après-midi

Dans les déblais, nous trouvons beaucoup de cailloux, de terre mais aussi de gros cailloux voir des petits rochers difficilement déplaçables ! Ci-dessous, le volume des cailloux et une partie des déblais. Cela représente sans aucun doute plusieurs tonnes de matériaux. Les pierres seront réutilisées pour créer des murs extérieurs.

déblais de cailloux et de terre lors du décaissement des sols de la ferme
Les quelques rochers récupérés lors du décaissement du sol du rez de chaussée !

La suite et fin du marteau piqueur et du décaissement

Il nous aura fallu encore deux ou trois sessions de marteau piqueur et de décaissement pour venir à bout des roches, cailloux, poussière… Le marteau Titan fait bien le travail mais une pièce tenant le burin s’est cassé et la pièce uniquement trouvable en chine mettant un mois à arriver, nous avons fait l’acquisition d’un matériel similaire de la marque Mac Allister. Avec une puissance de 50 joules et 1600 coups par minutes, il a permis de terminer le travail. Quant au Titan, la pièce commandée, nous pourrons le réparer pour le donner ou le vendre.

La roche est venue à bout d'une pièce du marteau piqueur Titan
La roche est venue à bout d’une pièce du marteau piqueur Titan

En tout nous avons donc évacuer environ 20 mètres cubes de cailloux, roches, terre… !

La reconstruction et l’isolation du sol

Lorsque tout sera à environ – 40 cm, il sera ajouté de 5 à 10 cm de cailloux concassé que nous compacterons avec une plaque vibrante. Si jamais il y a de l’humidité, il faudra prévoir de drainer ou de partir sur une autres solution.

L’isolation du sol par le produit Misapor

Nous ajouterons environ 30 cm de Misapor. C’est un produit issu du recyclage du verre. Cela ressemble à un cailloux poreux. Très drainant et léger, il est tout à fait recommander dans le cas de rénovation comme la notre. Nous sommes en effet sur la roche/terre et nous souhaitons éviter la mise en place d’une dalle. Pour 30 cm d’épaisseur finale, il faut compter 39 cm de vrac. Le produit se tasse donc à la plaque vibrante de 80 kg par couche successive de 30 cm maximum. Le gros avantage du produit est qu’il est très drainant et possède un bilan carbone excellent.

Misapor
Misapor : source : misapor.ch

La conductivité thermique du Misapor est annoncé à 0.093 W/m.K. Pour calculer le R (la résistance thermique), il faut diviser l’épaisseur par la conductivité. Ex : 0.30/0.093 = R = 3.23.

Au niveau du volume,nous avons environ 50 m² à isoler dans le gîte soit pour une épaisseur de 39 cm brute et finale de 30 cm. Le calcul est donc de 0.39*50 soit 19.5 mètres cubes. Le MISAPOR est vendu par 2 ou 3 m3 soit 10 bigs bags à commander et à livrer !

9,75

épaisseur de MISAPOR brute et tassée
Épaisseur de MISAPOR brute et tassée. Source : pdf MISAPOR

Une fois le Misapor en place, bien tassé et de niveaux, nous poserons un fermasol sur lequel nous ajouterons une isolation phonique et un parquet flottant. Dans la salle de bain, il faudra trouver un parquet flottant fait pour les lieux humides ou un carrelage sympathique.

Nous ferons évidemment un article sur cette partie !

Création d’un chemin d’accès à la ferme belle et doux !

Les travaux

Après avoir rencontré trois sociétés de travaux publics, nous retenons la société AA-TP qui est une petite entreprise gérée par Alix. Ce dernier semble compétent et nous conseil et fait suivre un devis qui semble raisonnable. Le courant passe bien et nous lui validons le devis bien détaillé après la visite sur le terrain.

La ferme de belle et doux en automne sans son chemin d’accès

Nous profiterons des engins de chantier pour décaisser la partie haute de la maison et créer la tranchée et le bassin pour le futur assainissement en phytoépuration conçu par Aquatiris et pour lequel nous allons gérer l’auto-construction.

Le premier camion de roche se faufile sur le chemin communale de bas belleydoux

Sur le haut du chemin, il sera nécessaire de ramener de gros blocs de pierre afin de stabiliser la descente. Plus bas, au contraire la roche sera malheureusement présente ce qui engendrera un surcoût dans l’utilisation du brise roche hydraulique (brh).

La pelleteuse de 18 tonnes entre en action

La suite du chantier

Ces photos m’ont été envoyées par Alix de AA-TP (merci à lui)

Environ 200 tonnes de matériaux seront apportés pour la création de ce chemin. Une pelleteuse 18 t accompagné d’un camion benne permettront de connecter enfin la ferme de belle et doux aux réseaux routier. Le début d’une belle aventure !

Le chemin prend sa forme de virgule
Le bas a été terrassé pour assurer un retournement et un futur bâtiment qui offrira un carport 3 places, un atelier en ossature bois et un bûcher ! Bâtiments que nous allons autoconstruire

La partie basse mais d’un autre point de vue, on remarque que la roche était par endroit assez proche du sol ce qui a nécessité l’utilisation du brise roche

Vidéo du début du chantier

Le début du chantier avec la pelleteuse Cat de 18 T
Le chemin enfin visible après plusieurs semaines sous la neige !
Le chemin enfin visible après plusieurs semaines sous la neige !

Merci à Alix, Valentin et l’équipe pour leur professionnalisme et leur rigueur. Nous recommandons fortement leurs services ici dans le haut Jura et ailleurs !

Démontage d’une partie du plancher de l’ancienne étable

Le plancher de l’ancienne étable est totalement à refaire. Il sera en outre rabaissé pour gagner de l’espace de notre maison qui sera construite pour partie dans l’ancienne grange et dans l’ancienne habitation. Nous avons donc procédé à l’enlèvement des planches puis des solives. Le tout a été enlevé assez facilement tout car il y avait peu de clous. Les bonnes planches ont été conservées et les solives ont été réutilisées pour créer des contours aux jardins. Le reste est parti à la déchèterie lorsqu’il y avait par exemple trop de clous ou était trop pourri.

En enlevant les planches, je m’aperçois qu’elles avaient des languettes pour bien se tenir entre elles mais la languette mâle était composé d’un petit bout de planche fine c’est tout bonnement fabuleux !

Cela me fait alors penser aux plinthes qui étaient fixées au mur via des chevilles en morceau de bois de plusieurs centimètres et que nous avons retirés lors du piquetage des enduits chaux existants.

L’étable dans son jus, on remarque les anciennes mangeoires et l’échelle permettant de distribuer le foin aux vaches

Le sol en épaisses planches de bois a été retiré et ces planches réutilisées pour le jardin également.

Utilisation des anciennes solives et planches pour démarquer les jardins de belle-et-doux

Il faudra également penser à re-maçonner quelques pierres et nous trions celles tombées en vue de ce projet. Ici, dans l’ancienne étable l’humidité est un problème qui sera géré par un décaissement du sol naturel dehors et la pose d’un drain routier par la société AATP.

AATP s’occupera également de créer un chemin d’accès en même temps de cette partie.

La première partie est enlevée et l’espace créé est incroyable. Nous sommes alors en fin de journée et la lumière passe par le rond de la grange orientée plein ouest. Ceci renforce le sentiment de devoir absolument ouvrir ce pignon avec une grande fenêtre pour profiter de la vue et de la chaleur naturelle !

Les enfants aiment prêter main forte mais il faut avant tout veiller à leur sécurité

La seconde partie du plancher sera enlevé et renforcé pour pouvoir supporter le futur poêle à bois bouilleur qui chauffera la maison. Ce dernier pèsera sans doute environ 300 à 400 kilos, il faudra donc que tout soit bien solide ! Pour information, ce poêle fera également cuisinière à bois et se verra ajouté un four et des plaques électriques et/ou gaz. Il est dit étanche (indispensable pour la VMC double flux qui sera installé) et permettra également de chauffer l’eau sanitaire et/ou quelques radiateurs.

Le caillebotis en bois a été supprimé

En nettoyant, nous remarquons que sur le côté droit, un petit canal a été créé pour évacuer l’urine des animaux. Les anciens avaient à la fois une volonté incroyable de construire une maison ici et de ce type mais avant surtout des compétences et un bon sens fabuleux.

A bientôt pour d’autres aventures !

Florence, Loïc et leurs enfants

Plantations 2021-2022 dans la forêt gourmande de belle-et-doux !

La saison dernière, nous avons plantés avec Florence et les enfants beaucoup de d’arbres fruitiers pour démarrer notre forêt gourmande. Nous disposions de belles parcelles autour de la ferme. Ces parcelles orientées Sud ont donc la joie de faire pousser pommiers, poiriers, pruniers, noyers…

Création d’une haie fruitière

Cette année, nous avons fait l’acquisition de parcelles à nos voisins pour faciliter notre chemin d’accès et permettant de créer un terrain d’un peu plus d’un hectare autour de la ferme. Qui dit place disponible dit plantation. Courant novembre, après une commande d’environ 80 arbustes fruitiers à la pépinière Quissac qui offre des plants de qualités. L’idée était de planter une haie fruitière tout en haut de notre terrain pour faire venir d’autres fruits, nottamment beaucoup de noisetiers. Le fait de créer cette haie devrait permettre de bloquer le froid du nord qui descend de la montage tout en créant un corridor écologique pour faciliter les déplacements des animaux sur le terrain.

Plan de la plantation de la haie fruitière
Plan de la plantation de la haie fruitière

Nous avons également plantés une vingtaine de pieds de vignes résistantes aux maladies suite à la perte de jeunes plants à cause des gels tardifs de cette année 2021 et quelques fruitiers spéciaux comme un pommier aux fruits rouge « Rotter mond », un pommier Patte de loup et deux hybrides , Pyrocydonia danieli (hybride poire coin) et Pommier Reinette de Bergamothe (hybride pomme poire). Nous allons également ajouter deux Pluots, qui sont des hybrides entre l’abricot de la prune !

Les fruitiers hybrides sont des particularités intéressantes mais évidemment, nous misons surtout sur les arbres classiques avec des bonnes durées de conservation (pomme, poire, prune…) pour assurer une bonne autonomie alimentaire.

Liste des plantations 2021-2022

Vous trouverez la liste des plantes sur un fichier en ligne librement consultable :

https://docs.google.com/spreadsheets/d/1voQ7dy_rFNP9nGHTf5C0ZPeBb9_vQDqy/edit?usp=sharing&ouid=107065736092827106205&rtpof=true&sd=true

Finalisation du verger « grands arbres fruitiers »

Fin novembre et comme le dicton nous le rappelle  » A la sainte Catherine, tout bois prend racine », nous avons planté une vingtaine d’arbres fruitiers « classiques » sur la parcelle 619 que nous venons d’acquérir.

Cette fois, nous avons fait appel à un pépiniériste du département du Doubs (Pépinière Saint Juan). Il m’intéressait notamment de trouver notamment des pommiers Belle fille de Salin et Winter banana.

Une vingtaine d’arbres fruitiers ont donc trouvés leur place en cette mi novembre 2021. Nous y avons ajouté également des Pluot (croisement entre Abricot et la prune), des groseilliers Rose des sablons et des casseilles (croisement entre groseille et groseille à macro). Une vigne Italia, quelques framboisiers et un pied de mûre sans épine est venu compléter le tableau !

Tout cela a été planté en une seule journée, un peu dans la précipitation car le week-end d’après qui était pressenti pour ces plantations était annoncé trop froid et avec de la neige. Merci à Florence et aux enfants pour leur aide précieuse !

Plantation de la parcelle en arbres fruitiers 8-10 (pommiers, poiriers, pruniers, cerisiers, kaki)

Les arbres sont tuteurés, attachés avec un lien souple. Puis une protection en plastique est mise en place autour de leur tronc et paillés. Ici, nous avons utilisé de la paille de lin et cela semble être parfaitement adapté !

Les arbres fruitiers 8-10 (pommiers, poiriers, pruniers, cerisiers, kaki) avant plantation
Découverte du jardin forêt en devenir

Lorsque le chemin d’accès et le retournement seront créés, nous auront alors l’espace restant pour créer une zone de petits fruits (groseillier, casseilles, cassis, vignes, framboises, mûres…) afin de compléter notre verger.

Il ne restera alors plus qu’à surveiller l’arrosage les premières années, tondre, tailler et ramasser avant de transformer car si tout se passe bien, le volume de fruit sera telle que nous ne pourrons pas tout consommer. Nous envisagerons peut être d’ouvrir la cueillette de faire des échanges et de transformer une partie en jus/compotes/confitures pour la vente aux personnes venant au futur gîte.

Petite découverte des plantations

Je ferai une vidéo au printemps prochain pour vous parler plus en détails de nos plantations avec les variétés.

A bientôt et n’hésitez pas à nos poser des questions sur les arbres et cette plantation de quasi 7000 m² d’arbres et arbustes fruitiers.

Florence et Loïc

Rénovation d’un mur d’une ancienne bâtisse

Le long de la maison, un ancien bâtiment non cadastré était présent lors de notre acquisition. Ce bâtiment servait peut être à ranger du bois ou les récoltes. Il y avait très souvent un bâtiment à l’extérieur de la maison en cas d’incendie qui était souvent dû au foin. Vous trouverez des informations intéressantes sur l’habitat du haut jura sur le site du CAUE France-Comté.

Notre idée n’était pas de reconstruire ce bâtiment mais de remonter les fondations à la hauteur existante afin ensuite de poser une terrasse bois qui aura l’avantage d’offrir une vue exceptionnelle sur la montagne, la falaise du cirque d’Orvaz et la nature.

Mur en pierre effondré
Du travail en perspective !

Rénovation du mur à la chaux

Nous avons commencé par chercher le maximum des pierres tombées puis avons petit à petit maçonné les pierres avec un mélange de sable 0/4 mm à maçonner et de la chaux hydraulique NHL 3.5 blanche. Le dosage est d’environ 3 seaux de sable pour un peu plus d’un demi seau de chaux et suffisamment d’eau pour avoir la bonne texture, ni trop sec, ni trop liquide.

Le talent des maçon de l’époque nécessitait bien moins de chaud mais n’étant pas du métier, nous utiliserons donc plus de chaux et plus de mortier que ce qui serait nécessaire. Important, lorsque l’on maçonne des pierres, il faut éviter le ciment qui, étant étanche laisse l’humidité dans le mur. Les ravages des enduits ciments sur les anciennes bâtisses sont sans appel.

Matériel

Comme à chaque chantier, voici une liste des matériels utilisés

  • Pelle
  • Seaux
  • Gants, très important car la chaux, très basique attaque la peau
  • Lunettes (attention aux yeux)
  • Marteau
  • Cordeau
  • Pour tailler les pierres, il est possible d’utiliser un marteau spécial nommé, têtu…!

Place aux truelles… et aux muscles !

Le travail est lancé et la première chose de faite est de purger les pierres qui ne tiennent pas car pas la peine de remonter un mur sur des bases qui ne sont pas stables ! A la truelle et à la balayette, on commence donc par retirer les pierres instables et à nettoyer la poussière et débris de pierres. La végétation, mousses et fougères sont retirées car cela à tendance à déchausser les pierres.

Puis, petit à petit, on cherche la bonne pierre pour ensuite la sceller avec le mortier chaux sable. En montant, on cherche à croiser les pierres, à faire jolie sur les façades tout en comblant le centre avec des pierres de plus petites tailles ou moins intéressantes d’un point de vue esthétique.

Mur en cours de reconstruction en chaux sable
Tout doucement, le mur reprend « vie »
Mur en cours de reconstruction en chaux sable
Et de l’autre côté…

Doucement mais sûrement, le mur remonte. Dans l’angle complétement disparu, on remarque, qu’à priori, ce dernier était arrondi. On s’attelle donc à faire de même.

Mur reconstruit en chaux sable, angle arrondi
Le mur remonté de côté avec la ferme de belle et doux en arrière plan

Puis, pour terminer, les joints des pierres laissées sont également traités pour éviter le déchaussement de celles-ci.

Mur reconstruit en chaux sable
Le mur est remonté, il restera à faire un coffrage pour égaliser l’ensemble afin de poser une terrasse bois

La prochaine étape sera de réaliser un coffrage pour égaliser la hauteur des murs afin que la terrasse soit bien d’aplomb. Cette lisse sera faite dans un mélange de sable/gravier/chaux et une couvertine en métal viendra sans doute dessus pour protéger le mur de la pluie.

Abattage des arbres en périphérie de la ferme

Avec les années sans entretien, les arbres, – essentiellement des frênes – ont bien grandi ! Malheureusement, certains d’entre eux étaient trop proches de la maison et de la toiture. C’est ainsi que nous avons lancé la mission « bucheronnage » !

État des lieux

Comme vous pouvez le constater sur la photo ci-dessous, il y a pas mal d’arbres, pas forcément très gros mais très feuillus à la belle saison. Les feuilles tombent sur le toit, bouchent les chéneaux et favorisent la pousse de la mousse. Le soleil est aussi caché, nous allons donc agir pour changer cela ! Comme annoncé un peu plus haut, il s’agit de frênes et cette espèce est capable de repartir, nous traiterons donc les souches comme des arbres têtards afin de faire du bois de chauffage tout en évitant de les laisser monter trop haut.

Arbres à couper autour de la ferme
Les frênes sont nombreux et proches de la maison

Équipements

Comme toujours, pour travailler efficacement et en sécurité, il faut le matériel adapté.

  • Une tronçonneuse Dolmar avec un guide de 45 cm
  • Un pantalon de sécurité anti coupure
  • Des gants de sécurité
  • Un casque de bucheron (protection oreilles, casque et visière)
  • Une hache et des coins d’abatage
  • Un merlin et coins pour fendre
  • Un tirefor pour éviter que les arbres ne tombent sur la maison
  • Un broyeur pour réduire les branches sur place

Au delà de l’équipement, abattre des arbres reste un exercice dangereux. Il faut donc bien se renseigner pour savoir comment abattre un arbre dans les meilleures conditions.

Place à l’action

Nous commençons par faire tomber les trois premiers arbres sur l’axe sud

Découpage d'un arbre à la tronconneuse
Je cré le trait d’abatage permettant de donner la direction de chute.

Vidéo de la chute de l’arbre

L’arbre tombé est ensuite coupé en morceaux d’un mètre et les branches sont broyées.

Fendage des morceaux de bois d'un mètre
Le bois est fendu en quartier à l’aide d’un merlin et de coins métaliques
Tas de bois et paysage forestier
Le tas de bois commence à se former , nous attaquons la façade sud
Abattage de précision le long de la ferme
Abatage de précision, merci au tirefor et à Florence qui s’occupait de « pomper »

Faire du bois est un travail exigeant physiquement, ce n’est pas pour rien que l’on dit que le bois réchauffe plusieurs fois avant de réellement nous chauffer l’hiver !

La ferme redécouvre la lumière suite à l'abatage d'arbres
La maison « respire »

Au final, nous avons dû faire environ 10 stères, ce bois nous servira à chauffer le poêle de l’habitation et/ou du futur gîte du haut Jura !

La ferme redécouvre la lumière suite à l'abatage d'arbres
L’exposition sud est également complétement ouverte au soleil

C’est tout pour ce reportage concernant l’abatage des arbres « gênants », à bientôt pour d’autres aventures !

Florence et Loïc

Piquetage de l’enduit chaux

C’est les congés et comme chaque année, nous venons bricoler l’ancienne ferme de belle et doux pour avancer sur les choses simples mais chronophages. Nous jetons notre dévolu sur le piquetage des enduits chaux de l’ancienne habitation de la ferme. Cette ancienne habitation deviendra le gîte et est composée de 3 pièces au rez-de-chaussée et de 2 chambres à l’étage. Nous avons commencé par la pièce du fond ou était installé une cuisinière à bois et la table de tailleur de pierre. Le besoin d’enlever cet enduit est motivé par la future isolation que nous viendrons mettre par la suite. Cela pourrait être un enduit chaux chanvre ou une laine de bois et quoi qu’il en soit, l’enduit d’origine doit être retiré pour ne pas interférer dans le bon fonctionnement de l’isolant.

L'enduit chaux est buriné pour faire apparaître les pierres afin de ne pas interférer avec l'isolant
L’enduit chaux est buriné pour faire apparaître les pierres afin de ne pas interférer avec l’isolant

L’outil miracle et pas d’enduit ciment !

Nous avons misé sur un burineur de la marque Bosch Pro. Vu qu’il s’agit par chance uniquement d’enduit à la chaux, il n’y a pas besoin d’avoir une machine surpuissante. Il faut surtout qu’elle ne soit pas trop lourde et nous avons fait le choix de la référence GBH-4-32 DFR. Un outil relativement cher mais bougrement efficace et disposant d’un système anti vibration ! On peut également l’utiliser en tant que perforateur (pierre, béton, bois…). L’outil pèse environ 4 kg et c’est le bon compromis selon mes différentes recherches.

Burineur bosch pro et morceau de bois permettant de clouer les plinthes
Burineur bosch pro et morceau de bois permettant de clouer les plinthes

Découverte d’une ancienne porte et un équipement adéquate

En piquetant l’enduit, je découvre assez rapidement qu’une ancienne porte a été murée. Il est possible qu’elle soit ré-ouverte en fenêtre pour apporter plus de luminosité à la pièce ! J’en profite pour vous parler de l’équipement que je porte, chaussure de sécurité, masque à cartouche pour la poussière, lunettes de protection et casque anti bruit 3M. La poussière est vite importante alors n’oubliez pas un bon masque ! Il reste plus qu’à piqueter et à évacuer les gravats qui sont composés de chaux, sable et sûrement un peu de terre. Le volume est vite important que l’épaisseur de l’enduit varie de 1 à 6 cm parfois !

Une ancienne fenêtre murée qui sera peut être ouverte de nouveau !
Une ancienne fenêtre murée qui sera peut être ouverte de nouveau !

Les anciennes chevilles Molly (ou autre)

Nous avions remarqué une drôle de méthode pour tenir les plinthes en bas des murs ou des décorations en bois. J’en fais donc un petit paragraphe car c’est assez malin. Les anciens taillaient un morceau de bois et l’enfonçait dans le mur afin de pouvoir clouer des objets décoratifs ou non d’ailleurs !

Ancien morceau de bois permettant de clouer plinthe ou objets décoratifs dans un mur en pierre
Ancien morceau de bois permettant de clouer plinthe ou objets décoratifs dans un mur en pierre

Quelques photos et vidéo du piquetage de l’enduit

Piquetage de la chambre du R+1 terminée
Piquetage de la chambre du R+1 terminée
 chambre du RDC terminée
Piquetage de l’enduit de la chambre du RDC terminée
Piquetage dans la future cuisine du gîte à belleydoux terminé, ce mur devrait rester pour partie visible
Piquetage dans la future cuisine du gîte à belleydoux terminé, ce mur devrait rester pour partie visible

Un problème de chemin d’accès

La ferme de Belle et Doux n’était pas connectée au réseau routier à notre arrivée. C’est pourquoi lors des 3 premières années, nous avons utilisé un 4X4 pour pouvoir nettoyer et commencer certains travaux. L’ancien accès à la maison s’effectuait autrefois par un petit chemin en contre bas de la maison. C’est pourquoi, l’habitation de la maison s’effectuait par le bas. Le haut de la maison hébergeait des chambres et la grange.

Schéma du projet du chemin d'accès à la ferme belle et doux
Schéma du projet du chemin d’accès à la ferme belle et doux avant achat des parcelles voisines

Notre projet par-contre demande un accès par le haut et le chemin d’accès doit se faire par l’ancienne route communale puis à travers champs. Lors de l’achat de la ferme, la parcelle qui nous connecte à l’ancienne route n’est pas très large et pentue. Nous avons donc demandé à nos voisins du dessus de nous accorder un droit de passage sur une parcelle contigüe ce qui offre un peu plus de largeur afin d’effectuer deux virages dans la pente. Finalement, nous validons l’achat de trois parcelles ce qui nous permettra de créer un chemin ayant une forme de virgule et qui sera bien plus efficace au quotidien.

Seconde version d’accès à la ferme, bien plus efficace car moins pentu et étroit

Pour suivre le récit de la création du chemin, venez vite lire cet article « Création d’un chemin d’accès pour la ferme de belle et doux« 

Achat de la ferme et projets

Nous nous étions toujours dit qu’un jour ou l’autre, nous viendrions nous établir dans le haut jura. Quand, comment, rien n’était établi et la vie est ainsi faite ! Ce choix était dû à nos nombreuses aventures à pied, à vélo ou en raquette dans le haut-Jura. Vous trouverez le récit de nos aventures sur notre site www.partir-en-vtt.com ! Nous étions à l’époque base à Lons-le-Saunier. A la suite de toutes ces aventures, nous avons fait paraître un guide de randonnées « Nos plus belles balades sur les sommets du Jura » chez les Éditions Gap.

Puis, nous nous sommes installés sur Besançon en construisant une maison ossature bois. En parallèle, nous cherchions à acquérir un corps de ferme dans le Haut-Jura afin de le réhabiliter sur les années et ainsi en faire une « maison secondaire » pour plus tard y venir. Nous avons cherché deux ans avec une déception sur une ferme vers Longchaumois puis, le déclic est arrivé pour une maison sur la commune de Belleydoux, située dans le département de l’Ain.

Ferme belleydoux - rénovation,
Ferme belle et doux, façade EST

Trouver une maison en pleine nature

Pour ce choix, nous avions été conseillé par un spécialiste du vieux bâti et qui nous avait fait dit que le bâtiment était sain et que vu qu’il n’avait pas été modifié avec du béton, il serait plus facile de le réhabiliter. Sur ces conseils et vu que la maison nous correspondait, nous avons fait une offre et fait l’acquisition dans la foulée. Le projet « maison du Haut-Jura » était donc lancé et devenu réel ! Concernant les parcelles, il y a un peu plus d’un hectare de prairies autour de la maison et plus de deux hectares de forêts à proximité. La rivière la Semine, une magnifique rivière coule en contre bas du terrain. Le canyoning est une des activités possibles par ici !

Changement de projet

Entre temps, le COVID19 aidant, nous avons envisagé un autre projet pour cette bâtisse au Bas Belleydoux. En effet, après une bonne réflexion, nous redirigions le projet de maison secondaire en maison principale et pour cela, nous avons du vendre notre maison de Besançon pour financer ce projet colossale. A cette date, nous sommes une famille de 4. Nous avons deux enfants de 4 et bientôt 7 ans.

Un four à pain, un plus pour l'autonomie !
Un four à pain, un plus pour l’autonomie !

Objectifs

Vous remarquerez le pluriel du mot objectif car c’est au moins un double objectif que nous visons. Le premier est le retour à la nature, à la terre avec comme envie et nécessité de réapprendre à rendre vers une autonomie alimentaire. Pour ce point, nous miserons sur notre jardin forêt mais pas que évidemment. Le second est la transmission de ces méthodes à nos enfants dans l’optique d’un réchauffement climatique et potentiellement à un changement sociétale profond suite à ce réchauffement ou à un problème d’accès à l’énergie bon marché que le pétrole nous permet encore actuellement. Des choses plus simples donc mais clairement pas dans une envie d’être déconnecté de la société et des gens. C’est pour cela qu’un gîte ouvrira ses portes dans cette ferme afin de partager, d’échanger et pourquoi pas de créer un réseau de personnes partageant cet état d’esprit.

Neige à Belleydoux
Neige à Belle et doux
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